Bienvenue sur le site officiel de Commune de Crevecoeur en Auge

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Un peu d'histoire

 

L’histoire du village de Crèvecœur est étroitement liée à celle de son château, place forte située sur la principale voie de communication entre Lisieux et Caen.

 

Dès le XIème siècle, Crèvecœur était le siège d'une motte féodale. Les archives évoquent l'existence d'un seigneur de Crèvecœur : Roman de Rou de Wace, qui laisse supposer qu'un Crèvecœur participa à la bataille d'Hastings, en 1066, aux côtés de Guillaume le Conquérant.

 

Au XIIème siècle, Hugues de Crèvecœur tient un fief de cinq chevaliers, le chef de ces fiefs se trouvant à Crèvecœur.

En 1204, Philippe Auguste règne sur la Normandie et les terres du seigneur de Crèvecœur sont confisquées. Jean de Brucourt en hérite et tient les cinq fiefs. Pendant la guerre de cent ans, le château est confisqué, cette fois, par le roi d'Angleterre, et ne sera libéré qu'en 1449. En 1554, la terre de Crèvecœur est vendue pour 10 000 livres tournois (monnaie de Tours) à François de Montmorency.

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Les Montmorency demeureront les seigneurs de Crèvecœur jusqu'à la chute de l'ancien régime, et on les appelle, dans les textes d'époque, Vicomtes puis Marquis de Crèvecœur.

 

Au moyen âge, plusieurs communautés dépendaient du seigneur de Crèvecœur : Saint Vigor de Crèvecœur, Saint Pair du Mont, Notre Dame de Livaye et Notre Dame d’Estrées. Le Seigneur percevait les redevances du commerce effectué dans les halles situées au centre du bourg (sur l’actuelle place du Maréchal Leclerc). Il recevait également des taxes pour l’utilisation des fours, et moulins parmi lesquels, celui de Turquelane, installé sur l’actuelle commune de Notre Dame de Livaye. Le seigneur nommait également les prêtres des paroisses, dont il possédait le patronage, et rendait la justice.

 

A cette époque, Crèvecœur faisait partie de la généralité de Rouen, du baillage de Pont-l’Evêque, de la sergenterie de Cambremer ; le grenier à sel se trouvait à Livarot.

 

A la fin du XVIIIème siècle, la famine sévit ; la révolution éclata. Les Montmorency, émigrèrent.

En quelques mois, les droits et privilèges féodaux furent abolis, et les liens qui unissaient la paroisse et le château disparurent. Les gens du bourg l’envahirent et dressèrent un bûcher.

Le 25 primaire an II (15 décembre 1794), le château fut vendu comme bien national, et son nouveau propriétaire, M. Lemasquérier, bourgeois et membre du comité révolutionnaire, paya même un impôt au village. Il dut également détruire le donjon qui rappelait trop à la population la féodalité. Les liens de dépendance s’inversèrent, et le château, devenu simple habitation, se retrouva isolé.

 

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La municipalité se forma et dépendit des institutions régionales (canton, arrondissement et département). Le village accrut son économie tout au long du XIXème siècle. Les halles, devenues propriété de la commune, furent à cette époque agrandies par la construction de la mairie et de halles à beurre.

L’activité était alors essentiellement agricole ; tous les métiers en dépendaient, et le bourg restait le centre d’approvisionnement de toutes les communes limitrophes qui, avant la révolution, dépendaient de la châtellerie de Crèvecœur.

Au cours du XIXème, les voies de communication s’améliorèrent : d’abord vers 1845, ce fut le percement de la route impériale (future RD613), et le village s’en trouva placé sur un axe important, la route Paris-Cherbourg ; puis, ce fut l’installation de la ligne de chemin de fer en 1868, non loin de la commune. Les relations avec Paris devinrent plus rapides et contribuèrent au développement  de l’industrie laitière en facilitant la distribution de la production.

 

 

la fontaine construite en 1884Il en fut de même pour l’élevage : le transport des bestiaux s’effectuait par chemin de fer au départ de Mesnil-Mauger. Crèvecœur profita de la production fromagère du Sud Pays d’Auge. Saint Loup de Fribois était un exemple d’évolution industrielle : moulin, filature, fromagerie.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Toutes ces activités accrurent le commerce du bourg de Crèvecœur où l’on comptait, en 1899, 415 habitants, 4 bouchers, 3 boulangers et 6 épiciers.                                                                                                                                                                                          Crèvecœur devint « en Auge » par un décret du 22 septembre 1897.

 

Au début du XXème siècle, l'exode rural commença, et la population baissa.

Le commerce diminua à partir de 1909 et la guerre de 1914-1918 accrut cette tendance : (345 habitants en 1921) qui se poursuivit jusqu'à la dernière guerre. La mécanisation supprima certaines professions et le développement des moyens de locomotion transforma l'activité artisanale : le charron disparut ou devint garagiste. Les halles furent utilisées comme salle des fêtes, avant d'être démolies, ainsi que la mairie en 1956, à la suite de l'acquisition par la commune de la propriété située Route de Paris, où les locaux municipaux furent transférés. Une nouvelle salle des fêtes fut construite en 1967.

Les années 1960, 1970 virent un accroissement de la population avec l'installation de lotissements, et le nombre d'habitants approcha de 600. Après être resté dans la famille Lemasquerier, le château fut acquis par la famille Vatier (M. Vatier fut Maire de Crèvecœur). Il sera racheté par la famille Lepetit, et finalement par la famille Schlumberger-Primat.

 

Aujourd'hui, la commune semble se positionner comme un pôle de proximité en termes d’équipements publics. Outre les équipements de base  (mairie, salle des fêtes), elle dispose d’une école, d’un bureau de poste, et d’équipements de sports et loisirs. Le bourg ancien s’est développé principalement le long de la Route de Saint Pierre sur Dives (RD16), et dans une moindre mesure, le long du chemin des Boucheries. Le bâti y est compact, et se compose d’immeubles mitoyens formant un front bâti le long de la voie. La place du Général Leclerc, outre sa fonction première de stationnement et d’accès aux commerces, accueille une Fontaine et le monument aux Morts. Les extensions urbaines se situent essentiellement au nord de la RD613.

 

fgthDe manière générale, le centre ancien de Crèvecoeur comprend de nombreuses bâtisses de caractère. On recense également des éléments de petit patrimoine, notamment des pigeonniers, ainsi qu’un lavoir situé Rue des Boucheries.  

 

Le patrimoine archéologique est, bien entendu, composé du Château datant des XIème et XIVème siècles, occupé par un musée, et différents édifices (poterne, chapelle, colombier,...), du site de l'ancienne église (3 statues retrouvées sur le site ont été restaurées et sont exposées à la maison de pays). Une particularité : l'église médiévale St Vigor, détruite pendant la révolution, n'a pas été reconstruite. La proximité du bourg de Saint Loup de Fribois et de son église a permis à la population catholique d'y pallier.

 

 

 

 

 

Origine du Nom

Crèvecoeur : composé du verbe "crever" et de "coeur", le nom désigne un terrain infertile qui crève le coeur des paysans.

Auge : du latin algia, lieu bas, marécageux, où l'eau sort de partout.

 

Gentilé

Les habitants s'appellent les Crévigoriens.

 

Vie locale

Fête patronale le dimanche le plus près du 20 août.

 

Données administratives

  • Région de Basse-Normandie, Département du Calvados, Arrondissement de Lisieux,

  • Canton de Mézidon-Canon, Communauté de communes de la Vallée d'Auge (CCVA).

  • superficie : 2,15 km2

  • population 2009 : 511 habitants, 220 foyers

  • densité de la population : 237 habitants au km2

 

Coordonnées géographiques

  • altitude : mini 14 m, maxi 143 m

  • longitude Est : 0.0158°

  • latitude Nord : 49.1172°

 

 

Le bief de TURQUELANE

 

Le Turquelane est un bief dont la prise d’eau se situe au barrage établi sur la rivière l’Algot, sur le territoire de la commune de Notre Dame de Livaye. Il traverse les communes de Notre Dame de Livaye, Crèvecœur en Auge, Saint Loup de Fribois, Notre Dame d’Estrées et Corbon.

 

Le Turquelane est d’origine féodale. En effet, un rapport d’ingénierie, daté de l’an 1865, précise que le Bief de Turquelane a été ouvert pour les besoins de la défense du Château de Crèvecœur, forteresse du XIème siècle. Le moulin ayant été établi après coup pour utiliser la chute et le surplus d’eau.

Le canal, creusé de main d’homme, est situé à flan de coteau, et, par conséquent, à un niveau plus élevé que l’Algot. Un sentier, constituant une digue, le longe sur environ 2 000 mètres. Cette digue, utilisée autrefois comme sentier muletier pour porter les produits du moulin, permet de maintenir dans le canal le niveau nécessaire à l’approvisionnement des fossés du Bourg et du Château de Crèvecœur.

 

Ainsi, les Seigneurs de Crèvecœur usaient de l’eau comme ils l’entendaient, pour le Château, comme pour le Bourg.

 

dfDepuis la révolution, les biens féodaux ayant été vendus et divisés, le moulin de Turquelane a conservé la propriété de son canal d’amenée et des ouvrages établis en tête de canal pour dévier les eaux de l’Algot.                                                                                                                                                                                                           

La commune de Crèvecœur, par délibération en date du 23 décembre 1885, et convention passée avec les familles BOUCHEROT et NICOLAS (propriétaires du moulin), est devenue propriétaire du canal de Turquelane, se substituant aux anciens propriétaires du moulin pour l’exécution des obligations d’entretien du barrage, du canal et des vannes.                                                                                                                                                                                            

Si par le passé, notamment à la fin du 19ème siècle, la commune de Crèvecœur a manifesté un intérêt pour l’eau empruntant le bief de Turquelane ; les besoins ont évolué, avec notamment l’avènement du réseau d’eau potable.

 

Aujourd’hui, le bief de Turquelane est utilisé comme collecteur d’eaux pluviales, ru d’agrément servant, notamment, à l’arrosage des plantations et du jardin sur les communes de Notre Dame de Livaye, Crèvecoeur en Auge et Saint Loup de Fribois. Il sert aussi à remplir le lavoir pour la défense incendie, à l’alimentation des douves du Château, ainsi qu’à l’abreuvage du bétail notamment dans les marais d’Estrées et de Corbon.

 

 

 

La Poule de Crèvecoeur

 

La "Crèvecœur" est une très ancienne race de poule. C’est une volaille rustique adaptée au climat humide de la Normandie, bonne pondeuse de gros oeufs blancs, et dont la finesse de la chair est appréciable, tout en étant décorative.

 

la Crèvecoeur

La Crèvecœur doit son nom au village normand de Crèvecœur en Auge. C'est la plus ancienne des races françaises dans les écrits officiels.

 

Il existe une variante de la Crèvecœur, sans barbe avec une huppe légèrement plus petite, la Merlerault, du nom de son village d'origine, en Normandie également.

 

Standard / masse idéale : coq : 3.5kg, poule : 2.8kg, crête : à cornes en V, oreillons blancs cachés par les favoris, couleur des yeux : rouge orangé, couleur de la peau : blanche, variétés de plumage : noir, bleu, blanc et coucou, oeufs à couver : min. 65g, coquille blanche.

 


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